jeudi 24 mars 2011

L'histoire de Mélanie

J’étais en admiration devant ceux qui avaient le guts de jouer dans le métro et devant les terrasses. J’ai commencé à jouer dans le métro en 2001. À cette époque, on allait souvent jammer avec des amis au Carré St-Louis. Un soir d’été, on y était quand un orage a éclaté. Nous nous sommes réfugiés dans le métro et avons continué à jouer.

Je ne pouvais m’accompagner à la guitare que sur 8 chansons, j’ai aujourd’hui un répertoire de trois heures, que je sépare en blocs d’une heure.

J’ai plein de projets en cours & aussi dans ma tête. et j’aime travailler avec des gens. Je travaille avec pas mal de monde pour faire pas mal d’affaires. Dans le métro j’ai souvent fait des rencontres « hasardeuses » qui sont devenues de belles collaborations. Comme projets, j’ai entre autres Acoustik Groove. On fait des covers qui ne sont pas acoustiques normalement. Notre point fort c’est les voix. Je transforme les brass (cuivres) ou tout c’que je peux en voix. Ce que j’aime faire le plus, c’est des back vocals, J’aime trop faire des backs, être choriste. J’ai fait aussi des arrangements vocaux pour des artistes peu ou très connus.

Je n’ai vécu que de la musique pendant quelques années, j’ai été en « interruption de service » pendant 1 an et demie & me revoilà avec le métro, les gigs & les projets de coutures comme seuls revenus. Rien n’est jamais garanti mais j’fais c’que j’aime.

J’ai aussi fait un CD, une autoproduction artisanale que j’ai eu la chance d’enregistrer au Studio 8. J’ai eu de bons collaborateurs. Le lancement de « Tu m’attendais » a été fait au printemps dernier. Je cherche d’ailleurs quelqu’un pour m’aider dans le côté promotionnel/marketing et le site internet. Mes compositions sont majoritairement francophones. Elles sont inspirées de ma vie, de mes relations avec moi-même, avec les autres et avec Dieu. J’ai aussi organisé quelques shows avec une chorale que je dirigeais.

Arrivée à la musique

J’ai atterri dans une église à l’âge de dix ans. Ma  mère me faisait garder par toutes sortes de gardiennes fuckées, y’en a une qui me parkait là pendant qu’elle allait faire les cent coups. Je l’ai pas stoolée parce que j’ai aimé ça! J’ai chanté dans la chorale pour enfants, participé à la danse, le théâtre, etc. C’était une église qui excellait dans les arts.

C’est avec une base de basse & des aptitudes pour les harmonies que j’ai appris la guitare par moi-même.

Je suis capable d’aller relativement bas et haut. J’étais une alto qu’une « méchante » directrice de chorale a convertie en soprano. C’est une bonne chose finalement mais j’ai été époumonée longtemps!

Il  y a deux publics dans le métro les fans et les indifférents. Depuis qu’il y a plus d’encadrement le public reconnait un peu plus ce qu’on fait et  je m’entends bien avec les employés de la STM. La police m’aime bien mais ne passe pas souvent pendant mon shift.et ne sont généralement pas là quand j’ai besoin d’eux.

L’été, je vais sur la rue Prince Arthur et j’essaie d’aller dans le métro aussi.

Certains pratiquent dans le métro,  je suis plus du genre à y performer, j’ai plein d’autres pratiques à la semaine longue. À un moment donné, il y a des gars à Square-Victoria qui faisaient des travaux pour des mois. Je leur ai demandé s’ils avaient des demandes spéciales! Ils m’ont fait une liste de 5-6 tounes, là j’ai pratiquée avec eux.

mercredi 23 mars 2011

Je vous présente Mélanie

Voici la fiche d'information de Mélanie, musicienne du métro:

Mélanie m'a été présentée par Dino.

Depuis quand elle joue dans le métro : Depuis 2001, à raison de 3-4 jours par semaine, pour deux heures chaque fois minimum
Instrument pratiqué : Chante et s’accompagne à la guitare
Répertoire : Son répertoire pop va de Michael Jackson à Janis Joplin en passant par Isabelle Boulay, Daniel Bélanger et Daniel Lavoie.
Joue de la musique depuis : l'âge de dix ans
Stations préférées: Square-Victoria, Berri-UQÀM et Sherbrooke
Au fil des saisons : Principalement dans le métro et sur la rue Prince Arthur

jeudi 17 mars 2011

L'histoire de Dino, selon ses propres mots

C’est assez récent que je joue dans le métro à temps plein : depuis février 2009. J’avais fait trois ans : 1991, 1992, 1993, où je jouais seulement à la station Pie-IX, lors des entrées et sorties des Expos et des différents salons qu’il y avait durant l’hiver. Dans le temps, il y avait le Salon de l’Habitation, le Salon de l’Auto, Pepsi Jeunesse était fort aussi; c’étaient les trois salons que je faisais.

Je sortais d’une thérapie. Je suis un ex-héroïnomane et tous ceux qui me connaissent le savent. Je sortais d’une thérapie qui avait duré onze mois en milieu fermé, et six mois en réinsertion sociale. Le pavillon de réinsertion sociale était sur Létourneux, entre Pierre-de-Coubertin et Hochelaga. Je voyais les musiciens qui s’installaient là, à l’entrée du stade Olympique, et les passants festifs qui provenaient du métro C’est à ce moment que je me suis procuré ma première guitare louée. Je suis allée louer une guitare au Centre Musical Ahuntsic et j’ai commencé à apprendre des chansons. J’en avais eu une dans les années 80 mais je l’ai perdu dans un accident.
La première chanson que j’ai apprise pour l’interpréter dans le métro, c’était REM, Losing my religion. Ensuite, c’a été Elvis Priestley, Suspicious Mind. La prochaine chanson, c’a été (hésitation), je ne la fais même plus : I wanna know what love is, de Foreigner. J’avais trois chansons et j’ai fait un an avec ces trois chansons en boucle. On s’entend que dans le métro, les gens passent, donc ce n’était pas trop pire. Et à Pie-IX, il n’y a pas de commerces, donc je ne dérangeais personne, il n’y avait pas de changeur aux alentours non plus. Je me suis tanné de faire ces chansons. Dès 92 j’ai augmenté les chansons de mon répertoire et c’a toujours évolué depuis. Même quand je ne jouais pas dans le métro. Je fais de temps en temps Losing My Religion, je ne fais plus Suspicious Mind, et je suis allé chercher d’autres pièces qui me ressemblent plus aujourd’hui.

Il faut que la chanson me touche encore pour que je puisse la faire. Il y a des chansons qui tombent en discontinuité par rapport à mon vécu d’aujourd’hui. Il y en a aussi des pièces dont j’ai appris à faire le deuil, parce que bon, je n’étais plus capable de les interpréter parce que je n’étais plus capable de rester impartial, ou empathique. Ou mon opinion sur le sujet avait évolué. Vous ne m’entendrez pas chanter « Sex and Drugs and Rock&Roll » par exemple, même si dans certains environnements ça pourrait être très payant. Quoi que moi ça me rendrait agressif et hostile… je suis pas certain que ce soit un pièce approprié dans le métro… Ça vient trop me chercher. Il faut prendre un soin minutieux des textes qu’on projette. Les gens écoutent.

Il y a des liens qui se créent entre l’artiste et l’art. Au niveau émotif, ça me brassait et je perdais mes moyens. Apprendre à ne pas perdre nos moyens dans l’interprétation d’une chanson n’est pas simple. C’est sûr qu’on ne va pas chercher des chansons banales et que la plupart du temps la chanson nous touche et qu’on a un lien avec la chanson. Bien souvent, ce lien-là est émotif ou affectif.  Les deux même. C’est liens sont assez solides. Et ce qui devient comme mes propres  œuvres, celles que j’interprète au quotidien, et que je m’approprie, sont comme liées à mon vécu. Et ce vécu évolue, je change, je m’assagie avec l’âge, je mature.  Parfois, il faut donc en discontinuer certaines parce que soit elles viennent trop me chercher, soit elles ne me disent plus rien au sens émotionnel. Il y a des chansons qui doivent être un peu souffrante d’abord et qui avec le temps guérissent nos blessures. Et puis elles passent comme on passe nous-mêmes à autre chose. C’est d’ailleurs pour ça qu’un musicien qui donne son cœur pendant deux heures, il est vidé.

C’est clair que je n’ai pas d’attente par rapport au public. Je ne sais pas quel salaire je vais faire pendant mon deux heures. La seule idée avec laquelle je pars, c’est ma générosité à moi. Moi je vais aller donner le plus que je peux, faire de mon mieux, pour pouvoir rendre les gens, non pas heureux, mais leur donner des chansons qui vont leur donner un certain sentiment de sécurité. On m’a demandé dans une entrevue radio, à l’été 2010, c’était Radio-Ado, pourquoi l’utilité des musiciens du métro? J’ai dit : «Madame, quand on descend dans le métro, on est sous terre. On ne s’en rend pas compte mais il y a une anxiété naturelle qui nous envahit. On est aux aguets. On est dans un environnement hostile, juste par le fait qu’on est sous terre. Quand on est assailli par un itinérant, puis un autre, puis un autre encore, ces pauvres gens abandonnés qui nous demandent des sous, notre conscience est mise en éveil. De voir des visages familiers, qui sont rassurants, qui ont l’air bien, en bonne santé, des gens qu’on voit et qu’on entend régulièrement dans un contexte d’échanges souvent spontanés, ces troubadours qui jouent de la musique, qui amènent une ambiance, ça fait relaxer un peu la tension. Et même, dans certains cas, je l’ai vu, j’en ai été témoin, ça peut calmer l’agressivité.
Une fois j’ai vu  un vieux monsieur qui criait après des jeunes, impatients parce que les jeunes étaient tout simplement dans sesjambes. Je lui ai dit : «Écoutez, monsieur, essayez d’être un peu plus patient, je vais vous chanter une belle chanson.» Ça fait une différence.  Des anecdotes du genre, j’en ai des centaines. À quoi peuvent servir les musiciens du métro? Des gentils observateurs qui peuvent faire la différence dans le quotidien des gens. C’est comme ça que je nous vois, quand je jase avec les autres musiciens, quand on se rejoint : on est des gentils observateurs. Par nos observations, on essaie de créer une ambiance dans l’environnement qu’on occupe.»

C’est souvent arrivé que quelqu’un va me donner un 5$ et me dire : «Tu n’as pas idée à quoi je pensais, à la question que je me posais, et tu viens de me donner la réponse.» C’est, comme je pourrais croire, d’un synchronisme parfait! Et il y en a beaucoup de moments comme ça. C’est incroyable, d’être au bon moment au bon endroit. Ça me fait sentir quelqu’un de bien. Quand quelqu’un arrive et me donne vingt piastres dans mon caisse, j’arrête, je perds mes moyens. Il y a une émotion incontrôlable qui monte en moi. Mon égocentrisme va me porter à croire et à me dire : «Hey, j’suis vraiment hot!» Mais des fois, ce n’est pas vraiment ça. Je viens simplement de rassurer, de chanter un phrase, un «verse» qu’on avait besoin d’entendre…Tu sais, les différents messages qu’on véhicule, ce qu’on a fait dans l’esprit des passants, on n’en a aucune idée. Parfois c’est complètement l’inverse. Alors je reçois une grimace, une moquerie ou même une insulte. Je viens peut-être de chanter un passage qui à interpellé mon auditeur de façon négative. Comment savoir ? J’essais de rester zen… et j’ai l’de plus en plus l’habitude et de moins en moins de jugement sur les comportements, même si parfois ils sont très déplaisants.

Je ne peux pas évaluer l’utilité que j’ai dans le métro. Je sais que je suis utile. C’est une question de senti. Quand quelqu’un vient me donner un 5$, un 10$ ou un 20$, ce n’est plus une question de coup de cœur au passage. Il y a aussi une récurrence qui se fait avec le temps. Il y a des gens qui ne te donneront rien pendant longtemps et à un moment donné, ils sont contents de te voir, font un calcul très simple, et ils ont la main sur le cœur à ce moment précis. Ils vont te donner. Dans ce temps là j’ai juste envi de me dépasser et en donner davantage encore. Des fois je m’enfarge carrément. Ah les émotions…

Il y a souvent du monde qui arrêtent pour jaser, ou qui m’interpellent dans les wagons. J’ai déjà eu quelqu’un qui m’a sorti vingt piastres dans le métro après qu’il m’ait demandé c’est quoi mon travail exactement. Je ne jouais pas, je venais de finir et je m’en allais à la maison, direction Honoré-Beaugrand. C’est arrivé une seule fois. Et cette fois j’en avais vraiment besoin de 20$. Et pour une bonne raison.

C’est un travail assez difficile. Je performe sur des plages horaires de deux heures, et c’est très rare que je fasse plus de deux plages dans une même journée.. Quand je le fais, après ça le lendemain c’est sûr que je ne peux pas jouer. Parce que chanter, au quotidien, c’est plus difficile que tout ce que j’ai fait dans ma vie. L’environnement du métro ce n’est pas non plus un air qui est très sain. Quand vous avez un million de personnes qui circulent dans le métro, tout cet air là ; on s’entends-tu qu’on respire beaucoup de gaz. (rire) Les gens ne pensent pas à ça. Il y a beaucoup de poussière. La ventilation…On est constamment dans des courants d’air, la plupart du temps, et l’hiver c’est froid dans plusieurs stations. Suite à quelques otites sévères, j’ai appris.  Il faut vraiment connaître les stations où il n’y a pas de courant d’air.

lundi 14 mars 2011

Je vous présente Dino

Dino a été le premier musicien que j’ai rencontré. Nous nous sommes donné rendez-vous à la Brûlerie St-Denis près du métro Berri-UQÀM par un frisquet vendredi de novembre. Il m’avait dit qu’il me serait facile de le reconnaître, avec sa chevelure argentée qui lui va aux épaules et son chapeau agrémenté d’une plume; il n’a pas eu tort. Il m’a accueillie avec un grand sourire.

Depuis quand il joue dans le métro : A joué régulièrement de 1991 à 1993, mais à temps plein depuis février 2009. Plein temps c’est 2 à 4 heures pas jour, 4 jours semaine.
Instrument pratiqué : Chante et s’accompagne à la guitare acoustique électrique amplifiée. Joue aussi de la flûte traversière. Son instrument principal est la voix.
Répertoire : David Bowie, Radiohead, Peter Gabriel, Our Lady Peace, Snow Patrol, Elton John, Eric Clapton, etc. A la voix de Joe Cocker.
Joue de la musique depuis : l’âge de 11 ans : la flûte à bec et depuis l’âge de 13 ans la traversière. La guitare : sérieusement depuis 1991. Dans les années 80, j’essayais. J’ai essayé longtemps avant de m’adapter.
Stations préférées et pourquoi : Guy-Concordia. Son répertoire rock sied bien aux étudiants qui fréquentent la station. Radisson pour son répertoire francophone. Côte Sainte-Catherine très tôt le matin pour l’ambiance. Berri-UQAM pour l’achalandage, le son et les musiciens qui y jouent.
Au fil des saisons : Joue l’hiver dans le métro et l’été sur la Place Jacques-Cartier, ou à Québec.

Un texte suivra dans les prochains jours!

dimanche 13 mars 2011

Bienvenue!

Adepte du transport en commun, je prends depuis plusieurs années, comme plusieurs Montréalais et gens de la banlieue, le métro pour mes déplacements, que ce soit pour le travail ou les loisirs. Souvent dans le métro, je suis attirée par la musique qui émane des corridors. Intriguée par ces musiciens du monde souterrain, je me suis interrogée sur leur vie à la surface, sur les raisons qui les poussaient à jouer dans le métro.

Fin 2009, j’ai publié le livre Histoires à coucher dehors; des itinérants se racontent aux éditions Nouvelle Optique.  (Il est possible de vous procurer une copie de ce livre en communiquant avec moi par courriel à kprojean@gmail.com.) Dans ce livre, je trace le portrait de dix personnes itinérantes ou démunies qui fréquentent les ressources et de trois intervenants qui travaillent auprès d’eux. Par la suite, j’ai souhaité raconter quelque chose de plus ludique, mais qui faisait tout autant partie du paysage montréalais. Un beau jour, dans le métro, l’idée m’est apparue : pourquoi ne pas présenter des musiciens du métro? Après tout, ils devaient en avoir de belles à raconter eux aussi. Et puis, c’est bien dans le métro que les Colocs se sont formés, non?

Dans le métro, les seuls amuseurs publics autorisés sont les musiciens. Pour pouvoir jouer, ils doivent communiquer avec l’Association des musiciens indépendants du métro, qui existe depuis 1983. Il n’est pas nécessaire d’avoir un permis pour jouer dans le métro. Sauf qu’il faut pouvoir prouver qu’on sait jouer, et ainsi passer une audition. Si l’audition, qui ne cherche pas à définir les styles joués dans le métro, est réussie, l’individu reçoit une carte de membre, qui lui sert de permis. Ces mesures ont été mises en place l’an dernier, et les auditions tenues au printemps 2010. Pour passer une audition, les aspirants musiciens doivent débourser 20$ et 60$ par année qui leur permet de jouer. Exit donc les musiciens d’un jour ou de fin du mois. Montréal n’est pas la seule métropole à avoir instauré un tel système : Toronto et New York ont-elles aussi un système de permis pour les musiciens souterrains.

Pour jouer dans le métro, il faut se présenter le matin même aux stations où on désire jouer et inscrire son nom sur la liste. Chaque musicien a droit à deux heures par jour, par station. Il va sans dire que certaines stations sont plus en demande que d’autres; Lionel-Groulx, par exemple, a selon les musiciens interrogés une acoustique exceptionnelle. D’autres stations sont choisies pour leur achalandage à certaines heures.  

Le métro de Montréal compte 86 stations réparties sur 4 lignes. Cent quarante-et-une personnes sont membres de l’Association des musiciens, sur environ deux cent cinquante musiciens.

Le Regroupement est un organisme indépendant de la STM qui a une entente de partenariat avec celle-ci.

Il n’y a pas toujours eu des musiciens dans le métro de Montréal, m’a raconté Dino, que je vous présente dans ce blogue. «L’avènement des musiciens-troubadours remonte au début des années quatre-vingt. Je pourrais te mettre en contact avec Gérald Cabot qui est là depuis les tout débuts. Grégoire Dun Levy était en cour lors du jugement en 83. On parle d’une douzaine de musiciens qui avaient accumulé des contraventions de l’ordre de…il y en avait un qui avait accumulé jusqu’à 12 000$ de contravention. Le règlement à ce moment-là disait qu’aucune sollicitation n’était permise, et on embarquait sur le même règlement que les prostituées. On avait le même traitement que les prostituées, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur. Donc le musicien-troubadour, quand il voyait la police, il paquetait ses petits et il se sauvait en courant. Sinon, c’était 200 piastres d’amende. On parle d’argent, 200$ en 1980. Aujourd’hui, les contraventions, c’est 135$ la première. Ça dépend des policiers. Ça va de 65 à 135$. On a des contraventions parce qu’on joue dans un espace non approprié, non autorisé, ou s’il y a une plainte pour le bruit, le même que chez vous. La différence c’est que le musiciens de rue est plus exposé. Certains calculent le risque et se disent que la contravention vaut la peine.»

Je souhaite avec ce blogue vous présenter des hommes et des femmes qui gagnent leur croûte dans le métro en vous divertissant et en mettant un baume sur votre cœur. Bonne lecture!